Naviguer dans la cessation d'emploi au Chili nécessite une conformité rigoureuse aux lois du travail locales afin d'assurer la légalité et d'éviter d'éventuels litiges. Le processus implique des exigences spécifiques concernant les périodes de préavis, les motifs de licenciement, les étapes procédurales et les droits à l'indemnité de départ, tous conçus pour protéger les droits des employés tout en fournissant un cadre pour les employeurs. Comprendre ces réglementations est crucial pour les entreprises opérant dans le pays, qu'elles établissent une présence locale ou gèrent des équipes à distance.
Gérer correctement le processus de rupture n'est pas seulement une nécessité légale mais influence également la réputation de l'entreprise et la continuité opérationnelle. Le non-respect peut entraîner des pénalités financières importantes, des recours juridiques et des charges administratives. Par conséquent, une compréhension approfondie du cadre juridique régissant les relations d'emploi et leur dissolution au Chili est essentielle pour tout employeur.
Exigences en matière de délai de préavis
Le droit du travail chilien exige généralement que l’Employer of Record fournisse un préavis écrit à l’employé avant la rupture, sauf si celle-ci repose sur des motifs spécifiques ne nécessitant pas de préavis. La période standard de préavis est de 30 jours.
Cependant, l’employeur a la possibilité de verser à l’employé une somme équivalente à 30 jours de salaire en lieu et place du préavis effectif. Ce paiement est souvent appelé "aviso sustitutivo" ou "indemnización sustitutiva del aviso previo".
Il existe des circonstances particulières où aucun préavis ni paiement substitutif n’est requis. Ces cas se rapportent généralement à des licenciements pour faute grave de l’employé, telle que définie par la loi.
Calculs et droits relatifs à l’indemnité de départ
L’indemnité de départ, appelée "indemnización por años de servicio", est généralement requise pour les employés licenciés sans motif valable ou pour des raisons économiques spécifiques (comme les besoins de l’entreprise). Cette indemnité compense les employés pour leur ancienneté au sein de la société.
Le calcul se base sur le dernier salaire mensuel de l’employé et ses années de service. Le droit standard est d’un mois de salaire par année de service et fraction supérieure à six mois, plafonné à 11 années de service.
Le "dernier salaire mensuel" utilisé pour le calcul de l’indemnité comprend toutes les rémunérations perçues par l’employé constitutives de sa rémunération, moyennées sur les trois derniers mois si variables. Il existe également un plafond légal concernant le montant du salaire mensuel utilisé pour ce calcul, ajusté chaque année. À partir de janvier 2026, le plafond est de 89,9 Unidades de Fomento (UF). Les employeurs doivent vérifier le montant maximal imposable actuel pour le calcul de l’indemnité.
L’indemnité de départ est généralement due au moment de la rupture, avec d’autres paiements finaux tels que les congés payés accumulés.
| Composant | Base de calcul | Droit maximum |
|---|---|---|
| Indemnización por años de servicio | 1 mois de salaire par année de service (et fraction > 6 mois) basé sur le dernier salaire | Limité à 11 ans |
| Indemnización sustitutiva | 1 mois de salaire | N/A (en lieu et place du préavis) |
Motifs de licenciement
La loi chilienne précise les motifs valides pour lesquels un contrat de travail peut être résilié. Ces motifs sont principalement classés en ceux qui constituent une "cause" (permettant la rupture sans préavis ni indemnité) et ceux qui ne le sont pas.
Motifs de licenciement avec cause (pas de préavis ni d’indemnité requis) :
Ces motifs sont généralement liés à une faute grave ou à des violations du contrat par l’employé. Les exemples incluent :
- Manquement grave à l’intégrité dans l’exécution des fonctions.
- Faute grave dûment vérifiée.
- Absences ou retards injustifiés.
- Abandon de poste.
- Acts, omissions ou imprudences affectant la sécurité ou le fonctionnement de l’établissement ou la sécurité ou la santé des travailleurs.
- Violation grave des obligations stipulées dans le contrat.
Motifs de licenciement sans cause (préavis et indemnité généralement requis) :
Ces motifs ne relèvent pas de la faute de l’employé. Le motif le plus courant dans cette catégorie est "besoins de l’entreprise" (necesidades de la empresa). Cela peut inclure la rationalisation ou la modernisation des services, des réductions dues à une baisse de productivité ou des changements dans les conditions du marché. La fin de contrat pour besoins de l’entreprise requiert le paiement à la fois du préavis substitutif (ou la fourniture du préavis de 30 jours) et de l’indemnité de départ.
D’autres motifs pouvant nécessiter un préavis et/ou une indemnité selon les circonstances spécifiques incluent un accord mutuel entre les parties, la démission, le décès de l’employé, et l’expiration de la durée convenue du contrat.
Exigences procédurales pour une rupture licite
Le respect strict des exigences procédurales est crucial pour une rupture légale au Chili. Le non-respect de ces étapes peut rendre un licenciement injustifié, entraînant des coûts accrus pour l’employeur.
Les principales étapes procédurales comprennent :
- Avis écrit : l’employeur doit remettre un avis écrit de rupture à l’employé. Cet avis doit préciser clairement le motif légal spécifique et la justification factuelle de ce motif. Pour les licenciements fondés sur "les besoins de l’entreprise", l’avis doit également détailler les faits justifiant cette cause.
- Méthode de remise : l’avis doit être remis en main propre à l’employé ou envoyé par courrier recommandé à l’adresse indiquée dans le contrat de travail.
- Délai : l’avis doit être remis ou envoyé dans les trois jours ouvrables suivant la séparation de l’employé. Si la rupture repose sur des motifs liés à la conduite de l’employé (motifs avec cause), l’avis doit être délivré dans les six jours ouvrables suivant la date à laquelle l’employeur a pris connaissance de l’événement.
- Notification à l’Inspection du Travail : une copie de l’avis doit être envoyée à l’Inspection du Travail concernée dans le même délai (trois ou six jours ouvrables, selon le cas).
- Accord de règlement (Finiquito) : un accord de règlement écrit, détaillant tous les paiements finaux (y compris l’avis substitutif, l’indemnité, les vacances accumulées, etc.) doit être préparé. Ce document doit être signé par l’employé devant un Inspecteur du Travail ou un Notaire pour être pleinement valide et contraignant, confirmant que l’employé a reçu tous les paiements dus et n’a aucune réclamation supplémentaire.
Protections des employés contre le licenciement abusif
La loi chilienne offre des protections importantes contre le licenciement abusif. Si un employé estime que son licenciement était injustifié, injuste ou incorrect, il peut le contester devant les Tribunaux du Travail.
La charge de la preuve incombe généralement à l’employeur qui doit démontrer que la rupture était basée sur une cause légale valable et que la procédure correcte a été suivie.
Si un tribunal considère qu’un licenciement est injustifié, injuste ou incorrect, l’employeur peut être condamné à payer une majoration sur l’indemnité de départ standard. Cette majoration peut varier de 30% à 100% du montant de l’indemnité de départ, selon le motif spécifique invoqué et la décision du tribunal. Par exemple, si la rupture était basée sur "les besoins de l’entreprise" mais jugée injustifiée, l’indemnité de départ est généralement augmentée de 30%. Si la cause invoquée était une "faute" mais qu’elle est jugée infondée, l’augmentation peut être plus élevée.
Les pièges courants pouvant conduire à des demandes pour licenciement abusif incluent :
- Ne pas indiquer de cause légale valide pour la rupture.
- Ne pas fournir suffisamment de détails factuels pour étayer la motif dans la lettre de licenciement.
- Ne pas remettre l’avis de licenciement correctement ou à temps.
- Ne pas notifier l’Inspection du Travail.
- Ne pas payer toutes les indemnités finales correctement ou ponctuellement.
- Licencier pour "les besoins de l’entreprise" sans justification objective suffisante.
S’assurer du strict respect de toutes les exigences procédurales et substantielles est essentiel pour réduire le risque de réclamations pour licenciement abusif et les pénalités associées.
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