Le Chili possède un cadre juridique solide conçu pour protéger les droits et assurer un traitement équitable des travailleurs. Ces réglementations couvrent un large éventail d'aspects de la relation d'emploi, du processus initial d'embauche jusqu'à la résiliation, et englobent des standards pour les conditions de travail, la sécurité et la non-discrimination. Comprendre ces protections est crucial pour les employeurs opérant dans le pays afin d'assurer la conformité et de favoriser des relations employé positives.
Le Code du travail chilien et la législation associée établissent les normes minimales auxquelles les Employer of Record, EOR, doivent se conformer. Ces lois sont appliquées par des organismes gouvernementaux tels que la Dirección del Trabajo, qui supervise la conformité, médiat des différends et enquête sur les violations. Le respect de ces réglementations n’est pas seulement une obligation légale, mais également fondamental pour bâtir une présence commerciale durable et éthique au Chili.
Droits et procédures de résiliation
La loi chilienne précise les causes valides de résiliation d’un contrat de travail et décrit les démarches que doivent suivre les employeurs. La résiliation peut intervenir pour des raisons liées à la conduite ou la performance du salarié, ou pour des raisons objectives liées aux besoins de l'entreprise.
Les causes valides de résiliation incluent :
- Accord mutuel des parties.
- Démission du salarié.
- Expiration du délai convenu (pour les contrats à durée déterminée).
- Fin du travail ou du service ayant donné lieu au contrat.
- Force majeure ou circonstances imprévues.
- Décès du salarié.
- Décès de l’employeur (si l’employeur est une personne physique et que cela affecte l’entreprise).
- Besoins de l'entreprise (par exemple, rationalisation, modernisation, ralentissements économiques).
- Faute du salarié (par exemple, violation grave du contrat, conduite immorale, absences injustifiées).
Pour les résiliations basées sur les besoins de l'entreprise ou certains motifs de faute, des délais de préavis spécifiques et des obligations de paiement de départ strictes s’appliquent.
Exigences en matière de préavis
| Raison de la Résiliation | Période de préavis |
|---|---|
| Besoins de l'entreprise | 30 jours de préavis écrit, ou paiement en lieu et place du préavis. |
| Faute grave (certaines causes) | Aucun préavis requis, mais notification écrite immédiate obligatoire. |
| Autres causes (ex. accord mutuel, démission) | Variable ; souvent selon accord ou disposition légale spécifique. |
Le préavis écrit doit indiquer clairement la cause légale de la résiliation et les faits spécifiques qui la justifient.
Indemnités de départ
Les salariés licenciés pour les besoins de l'entreprise ont généralement droit à une indemnité de départ. Celle-ci équivaut à un mois de salaire par année de service, ou fraction de plus de six mois, plafonnée à 11 ans d’ancienneté. Le calcul se base sur le dernier salaire mensuel, hors heures supplémentaires. Les employés avec moins d’un an d’ancienneté ne sont généralement pas en droit à une indemnité de départ pour une résiliation fondée sur les besoins de l'entreprise, sauf disposition contraire dans une convention collective.
Lois et application contre la discrimination
La législation chilienne interdit la discrimination dans l’emploi basée sur diverses caractéristiques protégées. Les employeurs doivent garantir l’égalité des chances en matière d’embauche, de promotion, de formation, de rémunération et de résiliation.
Catégories protégées
La discrimination est interdite en fonction de :
- Race ou origine ethnique
- Nationalité
- Sexe
- Orientation sexuelle
- Identité de genre
- Religion ou credo
- Opinion politique
- Appartenance syndicale
- Condition socioéconomique
- Apparence physique
- Situation matrimoniale
- Âge
- Handicap
- Grossesse et maternité
Pratiques prohibées
Les pratiques discriminatoires incluent :
- Refus d’embaucher ou de promouvoir en se basant sur une caractéristique protégée.
- Offrir une rémunération ou des avantages inégaux pour un travail similaire.
- Soumettre les employés à du harcèlement pour une caractéristique protégée.
- Licencier pour des raisons discriminatoires.
- Imposer des termes ou conditions d’emploi différents.
Application et recours
La Dirección del Trabajo est responsable de l’enquête sur les plaintes de discrimination. Les employés qui estiment avoir été victimes de discrimination peuvent déposer une plainte auprès de la DT ou directement devant les tribunaux du travail. Si la discrimination est prouvée, les employeurs peuvent faire face à des amendes importantes, et dans les cas de licenciement discriminatoire, l'employé peut avoir droit à sa réintégration ou à des indemnités supplémentaires.
Normes et réglementations sur les conditions de travail
Le Code du travail chilien établit des standards minimums pour les heures de travail, les périodes de repos, les vacances et les congés afin de protéger le bien-être des employés.
Horaires de travail
- Heures ordinaires maximales : La semaine de travail standard est limitée à 42 heures, réparties sur au maximum six jours.
- Limite quotidienne : Les heures de travail quotidiennes ordinaires ne peuvent dépasser 10 heures.
- Heures supplémentaires : Les heures supplémentaires sont généralement volontaires et limitées. Elles sont rémunérées à un taux d’au moins 50 % supérieur au salaire ordinaire. Il existe des plafonds pour le nombre maximal d’heures supplémentaires par jour et par semaine.
Périodes de repos et vacances
- Repos quotidien : Les employés ont droit à une pause minimale de 30 minutes pour le déjeuner, qui n’est généralement pas considérée comme faisant partie de la journée de travail.
- Repos hebdomadaire : Les employés ont droit à au moins deux jours consécutifs de repos par semaine, habituellement le samedi et le dimanche.
- Jours fériés : Le Chili observe plusieurs jours fériés, généralement rémunérés comme jours de congé. Le travail effectué durant ces jours est généralement payé à un taux majoré.
Congés
- Congé annuel : Après un an de service, les employés ont droit à 15 jours ouvrables de congé annuel payé. Ce nombre augmente à 20 jours ouvrables après 10 ans avec l’employeur actuel ou précédent (sous certaines conditions).
- Congé maladie : Les employés ont droit à un congé maladie payé sur présentation d’un certificat médical. La durée et la rémunération sont régies par la législation sur la sécurité sociale.
- Congé de maternité : Les salariées enceintes ont droit à un congé prénatal et postnatal, totalisant environ 6 semaines avant et 12 semaines après l’accouchement. Un congé de paternité est également accordé.
Exigences en santé et sécurité au travail
Les employeurs chiliens ont une obligation légale d’assurer un environnement de travail sûr et sain pour leurs employés. Cela implique la mise en œuvre de mesures préventives et le respect de règlements spécifiques en matière de sécurité.
Obligations de l’employeur
Les responsabilités clés de l’employeur comprennent :
- Identifier et évaluer les risques présents dans le lieu de travail.
- Mettre en place les mesures de contrôle nécessaires pour prévenir les accidents et les maladies professionnelles.
- Fournir aux employés les équipements de protection individuelle (EPI) nécessaires.
- Former les employés sur les procédures de sécurité et l’utilisation correcte du matériel et des EPI.
- Maintenir un lieu de travail exempte de dangers reconnus.
- Enquêter sur les accidents du travail et appliquer des mesures correctives.
- S’affilier à une caisse de sécurité mutuelle ou au Service national de santé pour l'assurance contre les accidents du travail et les maladies professionnelles.
Normes de sécurité et surveillance
Des normes spécifiques de sécurité s'appliquent à divers secteurs et types de travail. La Dirección del Trabajo et le Ministère de la Santé surveillent la conformité avec les règlements de santé et de sécurité. Les employeurs doivent tenir des registres liés aux inspections de sécurité, formations et accidents.
Mécanismes de résolution des conflits au travail
Lorsque des différends surviennent entre employeurs et employés, plusieurs mécanismes sont disponibles pour leur résolution, allant de processus internes à des procédures légales formelles.
Résolution interne
Beaucoup d’entreprises disposent de politiques ou procédures internes pour traiter les griefs des employés. Même si ce n’est pas toujours une obligation légale, cela peut constituer une étape efficace pour résoudre les problèmes à l’amiable.
Dirección del Trabajo (DT)
La Dirección del Trabajo joue un rôle important dans la résolution des différends. Les employés peuvent déposer des plaintes auprès de la DT pour des violations présumées du droit du travail, notamment des questions relatives aux salaires, aux horaires, aux congés et aux licenciements. La DT offre des services de médiation pour aider les parties à parvenir à un accord. Si la médiation échoue ou si l’employeur est déclaré en violation, la DT peut infliger des amendes.
Tribunaux du travail
Si un différend ne peut être résolu par des moyens internes ou par médiation auprès de la DT, l'une ou l'autre des parties peut engager une procédure judiciaire devant les tribunaux du travail. Ces tribunaux traitent des cas tels que les licenciements abusifs, les litiges salariaux ou les revendications pour discrimination ou harcèlement. La procédure consiste à présenter des preuves et des arguments juridiques, et le tribunal rend une décision contraignante.
Médiation et arbitrage
Au-delà des services de médiation de la Dirección del Trabajo, la médiation ou l’arbitrage privé peuvent également être utilisés pour résoudre les différends liés au travail, surtout si cela est convenu par les deux parties ou stipulé dans une accord collectif
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