Naviguer dans la résiliation d’emploi en Arménie nécessite une compréhension approfondie du code du travail local afin d’assurer la conformité et d’éviter d’éventuels contentieux juridiques. Tant les employeurs que les employés ont des droits et obligations spécifiques qui doivent être respectés tout au long du processus de résiliation. Respecter les procédures établies pour les périodes de préavis, les indemnités de départ, et la documentation est crucial pour une séparation légale et fluide.
Comprendre le cadre juridique entourant la résiliation est essentiel pour les entreprises opérant en Arménie, qu’elles soient en cours de cessation d’activité, de restructuration, ou confrontées à des problèmes de performance individuelle. La bonne exécution du processus de résiliation protège l’employeur contre les revendications pour licenciement abusif et garantit un traitement équitable de l’employé conformément à la loi arménienne.
Exigences relatives à la période de préavis
La période de préavis requise pour la résiliation d’un contrat de travail en Arménie dépend principalement de la raison de la résiliation et du type de contrat. Fournir le bon préavis constitue une étape fondamentale du processus de résiliation.
- Résiliation initiée par l’employeur (sans faute de l’employé) : Nécessite généralement une période de préavis minimale.
- Résiliation initiée par l’employé : Nécessite aussi une période de préavis spécifique.
- Résiliation pour faute de l’employé : Peut permettre une résiliation immédiate sans préavis, mais certains motifs doivent être remplis.
Voici un aperçu général des périodes de préavis minimales :
| Raison de la Résiliation | Période de Préavis Minimale |
|---|---|
| Résiliation par l’employeur (ex. redondance, restructuration) | Varie selon l’ancienneté :Moins d’un an : 14 jours calendaires1-5 ans : 35 jours calendaires5-10 ans : 42 jours calendaires10-15 ans : 49 jours calendairesPlus de 15 ans : 60 jours calendaires |
| Résiliation par l’employé (démission) | 30 jours calendaires |
| Résiliation durant la période probatoire | 3 jours calendaires |
| Résiliation pour faute grave ou infraction spécifique | Aucune notification requise |
Il est important de noter que le contrat de travail ou la convention collective peut prévoir des périodes de préavis plus longues que celles fixées par la loi.
Indemnités de départ
Les indemnités de départ en Arménie sont généralement requises lorsque le contrat de travail est résilié par l’employeur pour des raisons indépendantes de la faute de l’employé, telles que la redondance, la liquidation de la société ou la réduction du personnel. L’indemnité est calculée en fonction du salaire moyen de l’employé et de son ancienneté.
L’allocation standard est la suivante :
- Pour les employés avec moins d’un an d’ancienneté : Indemnité équivalente à 10 fois leur salaire journalier moyen.
- Pour les employés avec entre un et cinq ans d’ancienneté : Indemnité équivalente à 25 fois leur salaire journalier moyen.
- Pour les employés avec entre cinq et dix ans d’ancienneté : Indemnité équivalente à 30 fois leur salaire journalier moyen.
- Pour les employés avec entre dix et quinze ans d’ancienneté : Indemnité équivalente à 35 fois leur salaire journalier moyen.
- Pour les employés avec plus de quinze ans d’ancienneté : Indemnité équivalente à 44 fois leur salaire journalier moyen.
Les indemnités de départ ne sont généralement pas requises lorsque la résiliation est due à la faute de l’employé ou initiée par l’employé (démission), ou lors de l’expiration d’un contrat à durée déterminée.
Motifs de la Résiliation
Le droit du travail arménien prévoit divers motifs permettant la résiliation d’un contrat de travail. Ces motifs se catégorisent généralement en résiliation avec cause (pour faute de l’employé) et résiliation sans cause (pour des raisons de l’employeur ou autres).
Résiliation avec cause (faute de l’employé)
Un employeur peut résilier un contrat de travail en raison des actions ou inactions de l’employé, notamment :
- Manquement à l’exécution des tâches sans motif valable.
- Violation grave de la discipline du travail ou du règlement intérieur.
- Absence au travail sans motif valable pendant une période déterminée.
- Divulgation de secrets d’État, officiels ou commerciaux.
- Commettre un vol ou autre dommage intentionnel aux biens de l’employeur.
- Se présenter au travail sous influence d’alcool, de drogues ou de substances toxiques.
- Violation des règles de sécurité du travail entraînant des conséquences graves.
Résiliation sans cause (circonstances de l’employeur)
La résiliation peut également survenir pour des raisons non liées à la performance ou conduite de l’employé, telles que :
- Liquidation de l’entité employeur.
- Réduction du nombre de personnel ou de postes.
- Incapacité de l’employé à effectuer son travail pour des raisons de santé (confirmée par un certificat médical).
- Réintégration d’un employé ayant précédemment occupé le poste.
- Expiration d’un contrat à durée déterminée.
Exigences procédurales pour une résiliation conforme à la loi
Pour que la résiliation soit légale, les employeurs doivent respecter des étapes procédurales spécifiques. Le non-respect de ces exigences peut entraîner une qualification de licenciement abusif.
Les étapes clés incluent souvent :
- Émettre un avis écrit : Fournir à l’employé un avis formel de résiliation, précisant les motifs et la date d’effet, conformément à la période de préavis requise.
- Documenter les motifs : En cas de résiliation avec cause, l’employeur doit disposer de preuves documentées soutenant la raison du licenciement (ex. avertissements, rapports d’enquête). En cas de résiliation sans cause (comme la redondance), une documentation relative au processus de décision (ex. procès-verbaux, restructuration organisationnelle) est nécessaire.
- Calculer et payer les dernières indemnités : S’assurer que tous les salaires impayés, vacances accumulées non prises, et indemnités de départ applicables soient calculés correctement et versés à l’employé le dernier jour de travail.
- Remettre les documents de travail : Fournir à l’employé les documents nécessaires, tels qu’une copie de la décision de résiliation et un certificat d’emploi, lors de la fin du contrat.
- Consultation (dans certains cas) : Selon les motifs de la résiliation et le nombre d’employés concernés (par ex. licenciements massifs), une consultation avec les représentants du personnel ou les syndicats peut être requise.
Les pièges courants comprennent la documentation insuffisante, le non-respect du délai de préavis correct, le calcul incorrect des derniers paiements, et la non-application des procédures disciplinaires internes avant la résiliation pour cause.
Protections des employés contre le licenciement abusif
Le droit du travail arménien offre une protection aux employés contre des licenciements injustes ou illégaux. Les employés estimant avoir été licenciés à tort peuvent contester la résiliation devant les tribunaux.
Les motifs pour contester une résiliation peuvent inclure :
- Résiliation sans motifs légaux valides.
- Non-respect des exigences procédurales correctes.
- Résiliation pour discrimination (ex. sexe, âge, religion, handicap).
- Résiliation durant une période de congé protégé (ex. congé de maternité, incapacité temporaire).
Si un tribunal juge que la résiliation est abusive, il peut ordonner à l’employeur de réintégrer l’employé à son poste précédent et de lui verser une indemnité pour la perte de salaire durant la période de licenciement injustifié. Les employeurs doivent donc assurer une conformité rigoureuse au code du travail pour réduire le risque de telles actions en justice.
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