Rivermate logo
Flag of Croatie

Résiliation en Croatie

Politiques de résiliation et d'indemnité de départ

Comprendre les procédures de fin de contrat de travail dans Croatie

Croatie termination overview

Naviguer dans la résiliation d'emploi en Croatie nécessite une adhérence rigoureuse aux lois du travail locales pour garantir la conformité et éviter d’éventuels litiges. Le processus comporte des exigences spécifiques concernant les périodes de préavis, les motifs valides de licenciement, les étapes procédurales et les droits à l’indemnité de départ, tous conçus pour protéger à la fois les employeurs et les employés. Comprendre ces règlements est crucial pour les entreprises opérant ou employant du personnel dans le pays.

Gérer correctement la fin d'une relation d’emploi est essentiel pour maintenir une position légale et favoriser des relations positives avec les employés, même dans des circonstances difficiles. Le droit du travail croate fournit un cadre qui dicte comment les licenciements doivent être gérés, en fonction de la raison du licenciement et de l’ancienneté de l’employé dans l’entreprise.

Exigences en matière de délai de préavis

La loi croate impose des délais de préavis minimaux pour les employés, principalement déterminés par la durée de service de l’employé auprès de l’employeur. Ces délais s’appliquent aux contrats de travail réguliers résiliés par l’employeur ou l’employé.

Durée de service Durée de préavis minimale (licenciement par l’employeur)
Moins d’un an 2 semaines
1 an à moins de 2 ans 1 mois
2 ans à moins de 5 ans 1 mois et 2 semaines
5 ans à moins de 10 ans 2 mois
10 ans à moins de 15 ans 2 mois et 2 semaines
15 ans à moins de 20 ans 3 mois
20 ans ou plus 3 mois et 2 semaines

Pour les employés ayant une ancienneté de 20 ans ou plus et étant à moins de cinq ans de l'âge et des conditions d’ancienneté requises pour une pension de vieillesse, la période de préavis minimale est prolongée de deux semaines supplémentaires. Les accords collectifs ou les contrats individuels de travail peuvent prévoir des préavis plus longs que les minima légaux. Des périodes de préavis plus courtes peuvent s’appliquer dans des circonstances spécifiques, comme lors d’une période d’essai ou pour des contrats à durée déterminée.

Indemnité de départ

L’indemnité de départ est généralement requise pour les employés dont l’emploi est résilié par l’employeur après une certaine période de service continu, à condition que la résiliation ne soit pas due à une faute ou à une conduite grave de l’employé.

L’éligibilité à l’indemnité de départ nécessite généralement que l’employé ait au moins deux années de service continu auprès de l’employeur.

Le calcul de l’indemnité de départ est basé sur le salaire brut moyen de l’employé sur les trois mois précédant la résiliation. Le montant minimal légal de l’indemnité est calculé comme un tiers du salaire brut mensuel moyen pour chaque année complète de service auprès de l’employeur.

Il existe un plafond légal sur le montant total de l’indemnité. L’indemnité maximale est limitée à cinq fois le salaire brut mensuel moyen gagné par l’employé au cours des trois mois précédant la résiliation. Les accords collectifs ou les contrats de travail peuvent prévoir des modalités d’indemnisation plus favorables que le minimum légal.

Motifs de licenciement

Les contrats de travail en Croatie peuvent être résiliés pour diverses raisons, broadement classées comme licenciement avec cause et licenciement sans cause.

Licenciement avec cause se rapporte généralement à des raisons imputables à la conduite ou à la performance de l’employé. Les motifs valides peuvent inclure :

  • Violation grave des obligations découlant de la relation de travail (par ex., faute grave, vol, insubordination).
  • Violations moins graves des obligations, si elles sont répétées malgré des avertissements écrits préalables.
  • Incapacité à répondre aux standards de performance ou aux exigences du travail, si l’employé a eu une opportunité raisonnable de s’améliorer.

Licenciement sans cause concerne des raisons non imputables à l’employé, souvent liées aux besoins opérationnels de l’employeur ou à des circonstances externes. Les motifs valides peuvent inclure :

  • Raisons économiques (par ex., licenciement économique dû à des difficultés financières, changements technologiques, restructuration).
  • Raisons personnelles (par ex., incapacité de l’employé à effectuer son travail en raison d’une maladie ou d’un handicap, à condition que toutes les adaptations raisonnables aient été prises en compte et ne soient pas réalisables).

La résiliation d’un contrat à durée déterminée à son expiration constitue une fin naturelle de la relation de travail et ne considère pas un licenciement nécessitant des motifs spécifiques autres que la durée du contrat.

Exigences procédurales pour une résiliation légale

Pour garantir qu’une résiliation est légale, les employeurs doivent suivre des étapes procédurales spécifiques. Le non-respect de ces exigences peut rendre la résiliation invalide.

Les étapes procédurales clés comprennent :

  1. Avis écrit : La résiliation doit être communiquée à l’employé par écrit.
  2. Motifs : L’avis écrit doit préciser clairement les motifs factuels spécifiques de la résiliation.
  3. Consultation (pour certaines résiliations) : En cas de licenciement pour raisons personnelles ou économiques, l’employeur peut être tenu de consulter l’employé ou son représentant (par ex., comité d’entreprise) avant de notifier la résiliation.
  4. Remise : L’avis écrit doit être correctement remis à l’employé.
  5. Délai de préavis : Le délai de préavis légal ou contractuel doit être respecté, sauf en cas de licenciement pour faute grave où une résiliation immédiate est permise.
  6. Documentation : Maintenir une documentation complète relative au processus de résiliation, incluant les avertissements (le cas échéant), les comptes rendus de consultations et l’avis final de résiliation.

Les pièges courants incluent l'absence de motif clair et valable, le non respect du délai de préavis correct, ou la négligence des procédures de consultation requises.

Protections des employés contre le licenciement abusif

Le droit croate offre aux employés une protection significative contre les licenciements injustes ou abusifs. Les employés qui estiment que leur licenciement était illégal ont le droit de le contester.

Si un employé considère que sa résiliation est invalide, il doit généralement en informer l’employeur par écrit dans les 15 jours suivant la réception de l’avis de résiliation, en indiquant les raisons de son objection.

Si l’employeur ne revient pas sur l’avis de résiliation dans les 15 jours suivant la réception de l’objection de l’employé, celui-ci peut saisir le tribunal compétent dans les 15 jours suivants pour contester la validité de la résiliation.

Si le tribunal considère que la résiliation était illégale, il peut ordonner à l’employeur de réintégrer l’employé dans son poste précédent et de le dédommager pour les pertes de salaire et autres avantages depuis la date de la résiliation jusqu’à la réintégration. Alternativement, le tribunal peut, dans certains cas, ordonner à l’employeur de payer à l’employé une compensation à la place de la réintégration, dont le montant est déterminé par le tribunal en fonction de facteurs tels que l’ancienneté de l’employé, son âge, et la probabilité de retrouver un nouvel emploi.

Recrutez les meilleurs talents dans Croatie grâce à notre service Employer of Record

Planifiez un appel avec nos EOR experts pour en savoir plus sur la façon dont nous pouvons vous aider en Croatie

martijn
terry
lucas
sonia
james
harvey
daan

Réservez un appel avec nos experts EOR pour en savoir plus sur la façon dont nous pouvons vous aider dans Croatie.

Reconnu par plus de 1000 entreprises à travers le monde

G24.9/5 on G2
Trustpilot4.8/5 on Trustpilot
Capterra4.8/5 on Capterra
Google4.6/5 on Google
Martijn
Daan
Harvey

Prêt à étendre votre équipe mondiale ?

Réservez une démonstration