Naviguer dans les complexités de la résiliation d'emploi au Burkina Faso requiert une compréhension approfondie du code du travail local. Les employeurs doivent respecter des réglementations spécifiques concernant les périodes de préavis, les motifs de licenciement, les étapes procédurales et les droits à l'indemnité de départ pour assurer leur conformité et éviter d’éventuels litiges juridiques. Ces règles sont conçues pour protéger à la fois les employeurs et les employés, en fournissant un cadre pour mettre fin à la relation de travail de manière équitable et légale.
Une gestion appropriée du processus de résiliation est essentielle pour les entreprises opérant au Burkina Faso. Cela implique non seulement de comprendre les exigences légales, mais aussi d'exécuter le processus avec soin et précision. En cas de non-respect des procédures prescrites ou de calcul incorrect des droits, cela peut entraîner des litiges, des pénalités et des atteintes à la réputation.
Exigences en matière de période de préavis
La durée de préavis requise pour la résiliation d’un contrat de travail au Burkina Faso dépend principalement de la catégorie de l’employé et de la durée du service. Le code du travail précise des périodes minimales de préavis qui doivent être respectées sauf en cas de licenciement pour faute grave.
Voici les périodes minimales généralement prévues :
| Catégorie d'employé | Durée de service | Période de préavis minimum |
|---|---|---|
| Ouvriers | Moins d’un an | 8 jours |
| Ouvriers | 1 an ou plus | 1 mois |
| Superviseurs | Moins d’un an | 1 mois |
| Superviseurs | 1 an ou plus | 3 mois |
| Cadres | Moins d’un an | 1 mois |
| Cadres | 1 an ou plus | 3 mois |
- La notification doit être donnée par écrit.
- La période de préavis commence le lendemain de la réception de la notification.
- Pendant la période de préavis, l'employé a généralement droit à un congé payé pour rechercher un nouvel emploi.
Indemnité de départ
Les employés dont le contrat est résilié par l'employeur (sauf en cas de faute grave) ont généralement droit à une indemnité de départ. Cette compensation est calculée en fonction de la durée de service de l’employé et du salaire moyen.
Le calcul de l’indemnité de départ est généralement déterminé par un pourcentage du salaire mensuel moyen de l’employé pour chaque année de service. Ce pourcentage augmente souvent avec la durée du service.
Une formule courante implique des seuils en fonction des années d’ancienneté :
- 25 % du salaire mensuel moyen pour chacune des 5 premières années de service.
- 30 % pour chaque année entre 6 et 10 ans.
- 40 % pour chaque année dépassant 10 ans.
Le salaire mensuel moyen utilisé pour le calcul est typiquement basé sur les gains de l’employé au cours des 12 derniers mois d’emploi, comprenant le salaire de base et certaines indemnités.
Motifs de licenciement
Les contrats de travail au Burkina Faso peuvent être résiliés pour diverses raisons, généralement classées en licenciement pour cause et sans cause.
Licenciement pour cause
Le licenciement pour cause est admissible lorsqu’un employé commet une faute grave. La faute grave est un comportement qui rend impossible la poursuite de la relation de travail. Parmi les exemples :
- Insubordination grave ou refus de suivre des instructions légales.
- Vol, fraude ou déshonesteté.
- Violation grave des règles ou politiques de l'entreprise.
- Actes de violence ou de harcèlement sur le lieu de travail.
- Mauvaise performance répétée ou persistante après avertissements.
En cas de faute grave, l’employeur peut résilier le contrat immédiatement sans respecter le préavis, mais l’indemnité de départ n’est généralement pas applicable.
Licenciement sans cause
Le licenciement sans cause intervient pour des raisons non directement imputables à l’employé. Les motifs courants incluent :
- Raisons économiques : licenciement pour difficultés économiques, restructuration ou changements technologiques impactant l'entreprise.
- Incapacité : impossibilité pour l’employé d’accomplir ses devoirs en raison d’une maladie ou d’un handicap, sous réserve de certaines conditions (ex : épuisement des droits à congé maladie).
- Accord mutuel : accord entre l’employeur et l’employé pour mettre fin au contrat.
Le licenciement sans cause nécessite le respect du préavis légal et le paiement de l’indemnité de départ.
Procédures de licenciement
Pour assurer une résiliation légale, les employeurs doivent suivre des étapes procédurales spécifiques. Le non-respect de ces étapes peut rendre le licenciement abusif, même en présence de motifs valides.
Les principales exigences procédurales incluent généralement :
| Étape | Description | Documentation requise |
|---|---|---|
| Notification écrite | Fournir à l’employé un avis écrit de licenciement. | Lettre de licenciement |
| Énoncer les motifs | Mentionner clairement les motifs précis du licenciement dans la notification. | Lettre de licenciement avec motifs |
| Respect du préavis | Permettre à l’employé de continuer à travailler ou payer en lieu et place du préavis requis. | Justificatif de paiement (si applicable) |
| Paiement final | Calculer et payer tous les droits finaux, y compris les salaires impayés, congés acquis, et indemnités de départ (si applicable). | Fiche de paie détaillant les paiements finaux, calcul de l’indemnité |
| Certificat de service | Émettre un certificat de service précisant les dates d’emploi et la fonction. | Certificat de Service |
En cas de licenciement pour faute ou pour performance, une procédure disciplinaire préalable, comprenant des avertissements et une possibilité de réponse de l’employé, est souvent requise avant la étape finale de licenciement.
Protections des employés et licenciement abusif
Le code du travail burkinabé offre aux employés une protection contre les licenciements injustifiés ou abusifs. Un licenciement peut être considéré comme abusif si :
- Il n’est pas basé sur des motifs valides (faute grave, raisons économiques, etc.).
- Les étapes procédurales correctes n’ont pas été suivies (ex : absence d’avis écrit, motifs vagues, non-respect du préavis).
- Il est discriminatoire (fondé sur des facteurs comme le genre, la religion, l’appartenance syndicale, etc.).
Si un employé estime avoir été licencié abusivement, il peut contester la résiliation auprès de l’inspection du travail ou du tribunal du travail.
Les pièges courants pour les employeurs incluent :
- Licencier sans motifs clairs et documentés.
- Ne pas fournir d’avis écrit ou énoncer des motifs vagues.
- Calculer ou payer incorrectement l’indemnité de départ.
- Ne pas suivre la procédure disciplinaire requise avant un licenciement pour cause.
- Licencier pour des motifs discriminatoires.
Si un tribunal considère un licenciement comme abusif, l’employeur peut être condamné à réintégrer l’employé ou à lui verser une indemnité importante, souvent en plus de l’indemnité légale de départ. Par conséquent, une stricte conformité aux exigences légales et aux bonnes pratiques est essentielle lors de la gestion des résiliations au Burkina Faso.
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