La Belgique dispose d’un cadre juridique solide conçu pour protéger les employés, garantissant un traitement équitable, des conditions de travail sûres et la sécurité de l’emploi. Ce système global repose sur les lois nationales, les accordsCollectifs de travail et les directives de l’Union européenne, créant un ensemble détaillé de droits et d’obligations pour les employeurs et les travailleurs. Comprendre ces protections est crucial pour les entreprises opérant dans le pays, qu’elles embauchent du personnel local ou qu’elles engagent des talents internationaux travaillant en Belgique.
Le code du travail belge couvre un large éventail d’aspects de la relation d’emploi, depuis la période de recrutement jusqu’à la durée de l’emploi et jusqu’à sa terminaison. Les domaines clés comprennent les règles concernant les heures de travail, le salaire minimum, les droits aux congés, les normes de santé et de sécurité, ainsi que des réglementations strictes concernant le licenciement. La conformité à ces réglementations est obligatoire et assurée par divers organismes gouvernementaux et processus judiciaires.
Droits et procédures de licenciement
La loi belge offre une protection importante contre le licenciement injustifié. La résiliation d’un contrat de travail peut intervenir pour diverses raisons, mais doit respecter des procédures spécifiques, notamment en ce qui concerne les périodes de préavis ou l’indemnité compensatoire.
Pour les contrats à durée indéterminée, la résiliation par l’une ou l’autre partie nécessite généralement le respect d’un délai de préavis. La durée de ce délai dépend de l’ancienneté de l’employé. Des règles différentes s’appliquent aux ouvriers (ouvriers/arbeiders) et aux employés (employés/bedienden), bien que la législation ait cherché à harmoniser ces règles.
Périodes de préavis pour les contrats à durée indéterminée (Général)
| Ancienneté (Années) | Période de préavis (Employeur) | Période de préavis (Employé) |
|---|---|---|
| 0 - < 3 mois | 1 semaine | 1 semaine |
| 3 mois - < 6 mois | 3 semaines | 2 semaines |
| 6 mois - < 1 an | 4 semaines | 3 semaines |
| 1 an - < 2 ans | 6 semaines | 4 semaines |
| 2 ans - < 3 ans | 7 semaines | 5 semaines |
| 3 ans - < 4 ans | 9 semaines | 6 semaines |
| 4 ans - < 5 ans | 12 semaines | 7 semaines |
| 5 ans - < 6 ans | 15 semaines | 9 semaines |
| 6 ans - < 7 ans | 18 semaines | 10 semaines |
| 7 ans - < 8 ans | 21 semaines | 12 semaines |
| 8 ans - < 9 ans | 24 semaines | 13 semaines |
| 9 ans - < 10 ans | 27 semaines | 13 semaines |
| 10 ans - < 11 ans | 30 semaines | 13 semaines |
| 11 ans - < 12 ans | 33 semaines | 13 semaines |
| 12 ans - < 13 ans | 36 semaines | 13 semaines |
| 13 ans - < 14 ans | 39 semaines | 13 semaines |
| 14 ans - < 15 ans | 42 semaines | 13 semaines |
| 15 ans - < 16 ans | 45 semaines | 13 semaines |
| 16 ans - < 17 ans | 48 semaines | 13 semaines |
| 17 ans - < 18 ans | 51 semaines | 13 semaines |
| 18 ans - < 19 ans | 54 semaines | 13 semaines |
| 19 ans - < 20 ans | 57 semaines | 13 semaines |
| 20 ans - < 21 ans | 60 semaines | 13 semaines |
| 21 ans - < 25 ans | 60 semaines + 3 semaines/an au-delà de 20 | 13 semaines |
| 25+ ans | 60 semaines + 1 semaine/an au-delà de 20 | 13 semaines |
Remarque : Les calculs précis peuvent être complexes, notamment pour l’ancienneté acquise avant 2014. Ce tableau offre une vue d’ensemble pour l’ancienneté acquise à partir de 2014.
La rupture sans préavis est possible en cas de "cause grave" (faute grave/ernstige fout), qui est définie comme toute faute sérieuse rendant immédiatement et définitivement impossible la poursuite de la relation de travail. L’employeur doit notifier la cause grave à l’employé dans les trois jours ouvrables suivant sa connaissance et licencier l’employé dans les trois jours ouvrables suivant la notification.
Les employés licenciés ont droit à certains documents, notamment un certificat d’emploi, un formulaire C4 pour l’indemnité de chômage, et un certificat de congés.
Lois anti-discrimination et application
La loi belge interdit strictement la discrimination dans l’emploi sur la base de divers motifs protégés. L’objectif est d’assurer l’égalité des chances et le traitement équitable tout au long du cycle de l’emploi, du recrutement à la fin de contrat.
Motifs protégés contre la discrimination
- Âge
- Orientation sexuelle
- État civil
- Lieu de naissance
- Richesse
- Convictions politiques
- Croyances religieuses ou philosophiques
- Adhésion à un syndicat
- Langue
- État de santé actuel ou futur
- Handicap
- Caractéristiques physiques ou génétiques
- Origine sociale
- Nationalité
- Race
- Couleur de peau
- Origine ethnique
- Sexe (y compris grossesse, accouchement, maternité, identité de genre, expression de genre, caractéristiques sexuelles)
La discrimination peut être directe (traiter quelqu’un de manière moins favorable en raison d’un motif protégé) ou indirecte (une disposition, un critère ou une pratique apparemment neutre qui désavantage les personnes avec une caractéristique protégée, sauf justification objective). Les employeurs doivent prendre des mesures raisonnables pour accueillir les employés en situation de handicap.
L’application de ces lois est assurée par divers organismes, notamment l’Institut pour l’Égalité entre Femmes et Hommes, Unia (le Centre Interfédéral pour l’Égalité des Chances) et les tribunaux. Les employés qui estiment avoir été victimes de discrimination peuvent déposer une plainte auprès de ces organismes ou engager une procédure judiciaire devant les tribunaux du travail. Les recours peuvent inclure des compensations pour dommages et des ordres de cessation de la pratique discriminatoire.
Normes et réglementations sur les conditions de travail
La loi belge établit des normes claires pour les conditions de travail afin de protéger le bien-être des employés. Cela inclut des réglementations sur le temps de travail, les périodes de repos, le salaire minimum et divers types de congés.
- Temps de travail : La semaine de travail standard est généralement de 38 heures. La durée maximale quotidienne est habituellement de 9 heures, et la durée maximale hebdomadaire de 40 heures, bien que des accordsCollectifs puissent prévoir des variations. Les heures supplémentaires sont strictement réglementées et doivent être rémunérées, souvent à un taux majoré (par exemple, 150 % ou 200 % du salaire normal).
- Périodes de repos : Les employés ont droit à des périodes de repos quotidiennes (au moins 11 heures consécutives par période de 24 heures) et hebdomadaires (au moins 24 heures consécutives, généralement le dimanche). Des pauses sont aussi obligatoires en cours de journée selon la durée du travail.
- Salaire minimum : La Belgique dispose d’un salaire minimum national (Revenu Minimum Mensuel Moyen Garanti - RMMMG), ajusté périodiquement. Des accordsCollectifs sectoriels peuvent aussi fixer des salaires minima plus élevés pour certains secteurs.
- Droits aux congés: Les employés ont droit à un congé annuel payé, dont la durée dépend du nombre de jours travaillés l’année précédente. D’autres types de congés comprennent les jours fériés (10 par an), les congés maladie (avec rémunération garantie pour une certaine période), le congé de maternité, le congé de paternité, le congé parental, et diverses autres formes de congé court terme pour raisons urgentes.
Exigences en matière de santé et sécurité au travail
Les employeurs en Belgique ont une obligation légale d’assurer la santé et la sécurité de leurs employés sur le lieu de travail. Cela implique une démarche proactive de prévention et de gestion des risques.
Les obligations principales de l’employeur incluent :
- Évaluation des risques : Identifier et évaluer tous les risques potentiels au sein de l’établissement (physiques, chimiques, biologiques, psychosociaux, etc.).
- Plan de prévention : Élaborer et mettre en œuvre un plan global de prévention et des plans d’action annuels basés sur l’évaluation des risques.
- Information et formation : Fournir aux employés une information et une formation adéquates sur les risques professionnels et les mesures de prévention.
- Mesures de protection : Mettre en place des mesures techniques et organisationnelles nécessaires pour éliminer ou réduire les risques, y compris la fourniture d’équipements de protection individuelle (EPI).
- Surveillance de la santé : Organiser la surveillance de la santé pour les employés exposés à certains risques.
- Service interne de prévention : Mettre en place un service interne de prévention et de protection au travail, et éventuellement faire appel à un service externe.
Les employés ont aussi des droits et obligations en matière de santé et sécurité, notamment le droit d’être informés et formés, le droit de signaler à l’employeur des situations dangereuses, et l’obligation de suivre les consignes de sécurité et d’utiliser correctement l’équipement de protection.
Mécanismes de résolution des litiges en milieu professionnel
Lorsque des différends surviennent entre employeurs et employés, plusieurs mécanismes de résolution existent, allant des procédures internes aux actions judiciaires formelles.
- Procédures internes : Beaucoup d’entreprises disposent de procédures de réclamation internes ou s’appuient sur les représentants du personnel (comme le comité d’entreprise ou le comité pour la santé et la sécurité) pour aider à résoudre les problèmes à l’amiable.
- Médiation : La médiation volontaire peut être engagée pour aider les parties à parvenir à une solution mutuellement acceptable avec l’aide d’un tiers neutre.
- Inspection sociale : L’Inspection sociale (Sociale Inspectie/Inspection sociale) est un organisme gouvernemental chargé de contrôler la conformité au droit du travail. Les employés peuvent signaler des infractions à cet organisme, qui peut enquêter et prendre des mesures contre les employeurs non conformes.
- Tribunal du travail: L’organe judiciaire principal pour le règlement des litiges du travail est le Tribunal du travail (Tribunal du travail/Arbeidsrechtbank). Ces tribunaux jugent des affaires relatives aux contrats de travail, au licenciement, aux salaires, à la discrimination, à la sécurité sociale, et autres questions de droit du travail. Les recours peuvent être portés devant la Cour du travail (Cour du travail/Arbeidshof) et, dans certains cas, devant la Cour de cassation (Cour de Cassation/Hof van Cassatie).
Les employés ont le droit de faire appel à un avocat et à un représentant lorsqu’ils poursuivent des demandes devant les tribunaux du travail. La procédure implique généralement le dépôt d’une requête, l’échange d’arguments écrits, et la tenue d’audiences.
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