Djibouti opère un système fiscal qui inclut des obligations pour les employeurs et les employés. Les employeurs jouent un rôle crucial dans ce système, principalement par la retenue de l'impôt sur le revenu sur les salaires des employés et le paiement des contributions de sécurité sociale au nom de leur main-d'œuvre. Comprendre ces responsabilités est essentiel pour une gestion conforme dans le pays.
Le cadre fiscal à Djibouti est supervisé par le Ministère de l’Économie et des Finances, avec des départements spécifiques gérant différents types d'impôts. La conformité implique un calcul précis, un paiement en temps voulu et un reporting approprié aux autorités compétentes.
Obligations de l'Employer of Record en matière de sécurité sociale et de taxe sur la paie
Les employeurs à Djibouti doivent contribuer au fonds national de sécurité sociale, la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS). Ces contributions couvrent divers avantages, notamment les pensions, les accidents du travail et les allocations familiales. Tant l'employeur que l'employé contribuent, l'employeur étant responsable de verser le montant total.
Les taux de contribution à la sécurité sociale sont généralement calculés en pourcentage du salaire brut de l'employé, jusqu’à un plafond déterminé. Pour 2026, les taux standards devraient être de :
| Contributeur | Type de contribution | Taux (% du salaire brut) |
|---|---|---|
| Employer | Pensions | 4% |
| Employer | Accident du travail | 1,2% |
| Employer | Allocations familiales | 5,5% |
| Total Employeur | 15,7% | |
| Employé | Pensions | 4% |
| Total Employé | 6% | |
| Contribution Totale | 21,7% |
Il y a généralement un plafond appliqué à la base salariale pour le calcul des cotisations pension, soumis à une révision annuelle. Les contributions pour les accidents du travail et les allocations familiales peuvent ne pas avoir le même plafond. Les employeurs doivent également être conscients de toute taxe ou prélèvement salarial supplémentaire spécifique selon le secteur ou la taille de l'entreprise, bien que l’obligation principale reste la contribution à la CNSS.
Exigences de retenue à la source de l'impôt sur le revenu
Les employeurs doivent retenir l’Impôt sur les Traitements et Salaires (ITS) sur le revenu brut mensuel de leurs employés. Il s'agit d'un impôt progressif, c’est-à-dire que le taux augmente avec les tranches de revenu plus élevées. L'employeur est responsable de calculer le montant correct en fonction de l’échelle fiscale officielle et de le verser aux autorités fiscales chaque mois.
Le calcul de l’ITS consiste à appliquer les taux progressifs au revenu imposable de l’employé. Bien que les seuils et taux pour 2026 soient soumis à la loi de finances annuelle, la structure générale repose sur des tranches de revenu. Une structure courante ces dernières années, susceptible de perdurer en 2026 sauf changement officiel, est la suivante :
| Revenu imposable mensuel (DJF) | Taux d’imposition (%) | Déduction (DJF) |
|---|---|---|
| 0 - 30 000 | 0% | 0 |
| 30 001 - 50 000 | 10% | 3 000 |
| 50 001 - 100 000 | 20% | 8 000 |
| 100 001 - 200 000 | 30% | 18 000 |
| Plus de 200 000 | 30% | 18 000 |
Note : Le montant de la déduction s'applique sur la dette fiscale calculée dans chaque tranche pour déterminer le montant final de l’impôt dû dans cette tranche.
Le revenu imposable à l’ITS est généralement le salaire brut moins les cotisations sociales de l’employé. Les employeurs doivent assurer un calcul précis et un paiement dans les délais de l’impôt retenu.
Déductions fiscales et allocations pour les employés
Les déductions fiscales et allocations des employés à Djibouti sont relativement limitées comparé à de nombreuses autres juridictions. La principale déduction autorisée pour le calcul du revenu imposable pour l’ITS est la contribution sociale obligatoire de l’employé (les 6% mentionnés ci-dessus).
Il n’existe généralement pas de déductions détaillées pour des dépenses personnelles telles que les coûts médicaux, les intérêts hypothécaires ou les dons charitables pour les employés individuels selon les règles standards de l’ITS. Certaines allocations de base peuvent être implicites dans le calcul de l’impôt via l’échelle fiscale ou des décrets spécifiques, mais celles-ci sont en général standard et non basées sur la situation ou les revendications spécifiques de l’employé. Toute allocation spécifique pour les personnes à charge ou autres éléments serait définie dans la loi de finances annuelle ou dans les règlements fiscaux associés.
Délais de conformité fiscale et de déclaration
Les employeurs à Djibouti ont des échéances précises pour déclarer et verser l’impôt retenu à la source et les contributions de sécurité sociale. Respecter ces délais est crucial pour éviter pénalités et intérêts.
- Déclarations mensuelles : Les employeurs doivent produire une déclaration mensuelle pour l’ITS et la CNSS. Ces déclarations détaillent les salaires versés, les montants retenus (ITS) et les contributions dues (CNSS). La date limite pour ces déclarations et le versement des montants correspondants est généralement le 15 du mois suivant.
- Déclarations annuelles : Une déclaration annuelle résumant le total des salaires versés, l’ITS retenu et les cotisations CNSS versées pour chaque employé durant l’année civile est également requise. La date limite pour la déclaration annuelle est généralement avant le 31 mars de l’année suivante.
Les employeurs doivent conserver des registres précis de la paie pour tous les employés, incluant détails des salaires, allocations, déductions et impôts retenus. Ces registres doivent être disponibles pour inspection par les autorités fiscales et de la sécurité sociale.
Considérations fiscales particulières pour les travailleurs étrangers et les entreprises
Les travailleurs étrangers employés à Djibouti sont généralement soumis aux mêmes règles d’impôt sur le revenu et de sécurité sociale que les employés locaux s’ils sont considérés comme résidents à des fins fiscales ou si leurs revenus proviennent de Djibouti. Le statut de résidence est généralement déterminé par la présence physique dans le pays (par exemple, passer plus de 183 jours sur une période de 12 mois). Les personnes non résidentes sont généralement imposées uniquement sur leurs revenus de source djiboutienne.
Les entreprises étrangères opérant à Djibouti, que ce soit via une succursale, une filiale ou éventuellement un établissement permanent, sont soumises à l’impôt sur les sociétés. Cependant, en ce qui concerne les taxes sur l’emploi, l’obligation de retenir l’ITS et de payer les cotisations CNSS naît lorsque ces entreprises emploient des individus travaillant à Djibouti, peu importe la nationalité ou le statut de résident de l’entreprise ou de l’employé. Le modèle de employer of record est particulièrement pertinent ici, car il permet aux entreprises étrangères d’employer des travailleurs à Djibouti en toute conformité sans établir d’entité locale, l’EOR prenant en charge toute la paie locale, les taxes et les obligations de sécurité sociale.
Djibouti dispose d’un nombre limité de conventions pour éviter la double imposition. Lorsqu’une convention existe, elle peut offrir un allégement pour éviter la double imposition des personnes physiques ou morales du pays partenaire, pouvant influencer les obligations fiscales ou déclaratives. En l’absence de convention, ce sont les lois fiscales nationales qui s’appliquent. Les entreprises étrangères doivent également considérer d’éventuelles obligations relatives à la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) et autres taxes commerciales selon leur activité à Djibouti.
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